Le château actuel est le quatrième édifié à cet emplacement : le premier marque la naissance de Lunéville au Xème siècle, le deuxième est un château fort dont on connaît peu de choses et le troisième une des plus belles résidences Renaissance de la province.

Lorsque Léopold Ier s’installe à Lunéville avec sa cour en 1702, il fait reconstruire le château dont le principal architecte s’appelle Germain Boffrand. Cet architecte français s’inspire du palais de Louis XIV à Versailles, notamment par son ampleur et l’enfilade des cours qui met en valeur la perspective des jardins à la française.

De style sobre, mais élégant, le château va devenir la résidence de Léopold, puis de son successeur, Stanislas Lesczcynski, devenu duc de Lorraine en 1737 par la grâce de son gendre Louis XV. Ce dernier place la cour de Lunéville parmi les plus brillantes cours européennes du XVIIIème siècle et en fait un haut lieu de diffusion des idéaux des Lumières.

Classé « Monument historique » en 1998 et devenu propriété du Conseil Général en 2001, il attire chaque année des milliers de visiteurs. Les travaux engagés par le département effacent ici les traces du gigantesque incendie du 2 janvier 2003 et les hommes de l’art s’apprêtent à nous rendre, pour le transmettre aux générations futures, l’un des plus beaux et plus grands ensembles architecturaux et paysagers du XVIIIème siècle. Approche et découverte du chantier, expositions temporaires, promenades dans le parc des Bosquets s’ouvrent toute l’année aux visiteurs

Château de Lunéville
CD 54
Place de la 2ème Division de Cavalerie
54300 Lunéville

☎ 03 83 76 04 75
www.chateauluneville.meurthe-et-moselle.fr/

VISITES

Espaces restaurés
Tous les jours (sauf le mardi),
de 10h à 12h et de 14h à 18h.

Parc des Bosquets
Accès libre toute l’année
du 1er octobre au 30 avril :
de 6h à 19h
du 1er mai au 30 septembre :
de 6h à 22h

Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2003, un incendie a ravagé la partie sud-est du château de Lunéville.

En septembre 2010, la chapelle restaurée s'ouvre au public et les Lunévillois redécouvrent la magnificence de l'édifice. Avec elle, la salle de la livrée, la salle des gardes rendent hommage aux compagnons et ouvriers qui travaillent à rendre au château de Stanislas son faste d'antan.
L'occasion d'apprécier aussi l'écrin privilégié que peut devenir la chapelle pour de la création et de la diffusion de spectacles.

La chapelle rouverte au public à l'occasion des Journées du Patrimoine 2010

La somme de l’ensemble des travaux s’élève à 103 millions d’euros. La restauration des parties sinistrées a débuté à partir de février 2005 ; elle devrait s'échelonner au moins sur 9 ans.

Travaux déjà réalisés :
- la restauration du vestibule
- la restauration des escaliers sud
- façades et toitures de la chapelle, salle des Trophées et salle de la Livrée
- façades et toitures de l’aile nord, escalier sud et grande galerie
- intérieur de la chapelle (l'inauguration de la nouvelle chapelle a eu lieu en septembre 2010).

Les travaux seront financés par le Conseil général de Meurthe-et-Moselle, l’Etat et le Conseil régional de Lorraine. Des demandes sont actuellement en cours auprès de la Direction régionale des Affaires culturelles et de l’Europe (FEDER). En outre, pour la partie sinistrée du Conseil général, les remboursements d’assurances devraient s’élever à 25 millions d’euros et la souscription a permis de réunir 800 000 euros environ.

Le Conseil général de Meurthe-et-Moselle, propriétaire du château avec le Ministère de la Défense, a été désigné maître d’œuvre des travaux.

Les interventions de première urgence ont consisté à mettre en place des clôtures pour assurer la sécurité du public, puis des travaux de consolidation et de sauvegarde du monument et des décors ont été réalisés. Un imposant parapluie métallique a été posé pour protéger l’édifice des intempéries. Les murs on été étayés et les éléments instables déposés. Le décor intérieur composé de cheminées, gypseries et boiseries a été consolidé, protégé et maintenu sur place ou déposé pour être conservé en lieu sûr et être étudié.

Une fois le chantier sécurisé, une campagne de fouilles a été menée pour collecter les restes des pièces du musée. Malheureusement, les éléments de céramiques récoltés sont fortement calcinés et décomposés en de multiples morceaux.

Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2003, un incendie a ravagé la partie sud-est du château de Lunéville. Un arc électrique qui s’est formé dans les combles de la chapelle est à l’origine de l’accident. Les flammes difficilement maîtrisables à cause de vents violents ont gravement endommagé la chapelle, le musée et ses collections et les anciens appartements ducaux, occupés par le cercle des officiers du 53e régiment de transmission.

Sur les quatre salles que comptait le musée, les collections de deux d’entre elles ont été détruites. Elles comprenaient des faïences, des peintures, des œuvres d’arts graphiques et d’arts décoratifs datant du XVIIIe siècle ou relatives à l’histoire du château, des ducs de Lorraine et du roi Stanislas Lezczsynki. Durant l’incendie, une centaine de pièces de faïence, la collection militaire et quelques sculptures ont pu être sauvées. Les réserves du musée se trouvaient dans une aile qui n’a pas été atteinte par le feu.

Au début du XVIIIe siècle, le duc de Lorraine Léopold Ier fit appel au Breton Yves des Ours, puis au Champenois Louis Gervais pour créer les jardins du château, appelés les Bosquets. À partir de 1737, Stanislas Leszczynski prolongea les jardins en créant à plus d’un kilomètre de là, à Chanteheux, un petit château d’une beauté sans pareille et les dota de pavillons enchanteurs.

Ces « folies », bâtiments à la structure légère et à l’architecture fantaisiste, portaient des noms évocateurs : le Kiosque, le Trèfle, les Chartreuses et la Cascade. En contrebas de la terrasse du château, le Rocher était un ensemble de 88 automates en bois grandeur nature créés par le mécanicien wallon François Richard représentant des scènes de la vie rurale. Les folies faisaient la fierté du roi polonais, qui ne se lassait pas de s’y promener et de les faire admirer à ses illustres invités.

À la mort du monarque en 1766, les jardins furent démantelés et la plupart des œuvres d’art vendues. Seules quelques magnifiques statues de Nicolas Renard et Barthélémy Guibal subsistent in situ. Au fond des jardins, des monuments commémoratifs rendent hommage à l’écrivain Émile Erckmann, au poète Charles Guérin et aux victimes de la Première et de la Seconde Guerres mondiales.

Les Bosquets furent classés parmi les Monuments historiques en 1998.


The Château Gardens

Laid out in formal French style for Duke Leopold I (1697-1729), the Château gardens were one of King Stanislas of Poland’s favourite haunts when he became Duke of Lorraine (1737-1766). He added several beautiful pavilions to impress his illustrious guests.

Gartenanlage Des Schlosses

An der für Herzog Leopold I. (1697 – 1729) nach den Regeln französischer Gärten geschaffenen Gartenanlage des Schlosses erfreute sich der polnische König Stanislaus, der Herzog von Lothringen wurde (1737 – 1766). Er schmückte sie mit hübschen Pavillons, um seine illustren Gäste damit zu überraschen.