32 - Le pavillon des Pages, 12 rue Chanzy

Coté Est de la rue Chanzy, près de la rivière, Stanislas avait édifié son Pavillon des Pages. Ce qui en reste et qui a abrité le génie militaire, a gardé de la grandeur. Du côté Ouest se trouvait une Académie militaire pour les cadets de Lorraine et de Pologne. Elle fut utilisée plus tard comme caserne, démolie au cours de la guerre de 1940 et remplacée par des immeubles particuliers.   

 

33 - Le quartier de La Barollière

Le quartier est construit sous Léopold. Ses gardes y sont logés. C’est pour l’époque une construction remarquable, étant donné ses grandes chambrées, ses vastes cours, ses importantes dépendances et son manège dont la charpente en bois de châtaignier (remplacée en 1903 par une charpente métallique réalisée par la Grande Chaudronnerie Lorraine) est réputée par sa hardiesse et son originalité. Tel était ce quartier, tel il est à peu près resté.

Le Manège de La Barollière.
Le bâtiment est construit en 1787 par l’architecte Lecreulx et les entrepreneurs André et Pierson. Il est destiné à l’entraînement des Gendarmes Rouges, un corps d’élite envoyé en garnison à Lunéville par le gouvernement, après le rattachement de la Lorraine à la France. Il est censé compenser la perte pour la ville de la cour ducale. Cependant, dès l’année suivante, ce corps d’élite, jugé trop onéreux, est dissous. La façade latérale est rythmée par des contreforts appareillés en grès. Le Manège mesure 96 mètres sur 26 et il était regardé comme l’un des plus beaux non seulement de Lorraine, mais aussi de France et d’Europe.

34 - La Halle à Grain, quai de l’île Saint-André

Située à peu de distance du Château, de l’autre côté du canal des Bosquets, la Halle à Grains est l’ancienne halle à grains et au fourrage de la cavalerie en garnison à Lunéville. Elle est maintenant une salle d’exposition temporaire.   

35 - Les Chartreuses de l’Ile Saint-André

Cette maison est une propriété privée, non visitable.

Sous Stanislas, dans la partie la plus marécageuse de la ville, on creuse un grand bassin (disparu aujourd’hui) : la pièce Paquatte (nom de l’ancien propriétaire). Entre cette pièce d’eau et le canal, au-delà du Trèfle, les Chartreuses sont construites. Six, bientôt douze maisonnettes semblables, avec leur jardin clos que la fantaisie de Stanislas fait attribuer, pour un été, à quelques courtisans privilégiés : Madame de Boufflers (favorite avouée de Stanislas), son fils, le chevalier de Boufflers, le cardinal de Choiseul, le maréchal de Bercheny, ou encore François Devaux (lecteur de sa Majesté). Ce Trissotin de province, à défaut de poète mieux inspiré, fait alors les délices de la cour.

Avec leurs Chartreuses, les bas Bosquets offrent le spectacle d’un petit Trianon anticipé bien avant qu’à Versailles, pour plaire à Marie Antoinette, des Dames en panier ne tiennent dans leurs mains blanches la houlette enrubannée ou le battoir d’ébène.   
Afin de divertir Stanislas, de pimpants seigneurs, un Prince d’église, un valeureux soldat, une indolente Marquise manient la bêche et le râteau, guident des espaliers et arrosent des salades.

36 - Tour d’angle de la Ménagerie, avenue de l’Europe

La ménagerie du Duc Ossolinski occupe une surface non négligeable au XVIIIe siècle.
Pour en avoir une idée, il faut emprunter le pont de l’Europe et voir une des tours d’angle de la propriété. Il faut savoir que le corps de logis principal se trouve juste à côté de l’actuel stade Fenal.

37 - La Ménagerie, 5 rue du Dr Paul Kahn

Cette maison est une propriété privée, non visitable.

Le bâtiment faisait autrefois partie des dépendances de la maison de campagne (l’Oasis, au 9 de la même rue) du Duc Ossolinski, Grand Maître de la Maison du Roi de Pologne. Ces dépendances s’appellent la Ménagerie car on y cultive des plantes pour le ménage (des légumes). Elles sont aliénées et, à côté d’une maison d’habitation, s’installent successivement une féculerie, une ferme, un lavoir et une fabrique de limonade.    

La porte d’entrée est restée à peu près le seul vestige de son ancienne splendeur tandis que le logis du Duc Ossolinski prend par la suite le nom de L’Oasis.

38 - L'Oasis, 9 rue du Dr Paul Kahn

Cette maison est une propriété privée, non visitable.

Stanislas ordonne la construction d’un pavillon selon les plans d’Emmanuel Héré, le long de la Vezouze pour son favori, le Duc Ossolinski qui l’a suivi dans son exil. A noter que l’épouse du Duc est la maîtresse du Roi !
Là vivent ensuite Charles Bour (1815-1881), architecte et peintre célèbre sous le second empire qui fait de nombreux aménagements. Cette demeure passe ensuite entre les mains de la famille Parmentier, proche de François Mitterrand. C’est une belle propriété, bâtie entre le Champ de Mars et la Vezouze.
C’est maintenant une maison, d’une simple et fine élégance.

39 - La Favorite, Cours de Verdun

Cette maison est une propriété privée, non visitable.

Connue sous le nom de Petit Château ou Château du Prince Charles, appelée «la Favorite» dès le début du XVIIIe siècle, cette résidence est élevée entre 1730 et 1735 par l’architecte Marchal pour le dernier fils du duc Léopold, le prince Charles Alexandre.
Son dessin s’inspire du style de Boffrand.
Implantée au sud-est du château ducal, elle est entourée d’un jardin régulier qui occupe le triangle compris entre la rue Erckmann, le cours de Verdun et la rue d’Alsace, puis Voltaire. Les deux tiers du terrain sont lotis durant le XIXe siècle.
La façade est modifiée au XIXe siècle par l’agrandissement du corps central côté Ouest (un avant-corps carré), par un doublement des ailes vers l’Ouest et par un réaménagement des combles. Sa structure actuelle est marquée par un avant-corps central à trois pans flanqué de deux corps latéraux de cinq travées. Les portes-fenêtres sur un perron sont bordées de garde-corps en fer forgé au chiffre de Charles-Alexandre de Lorraine.   

Après de nombreuses vicissitudes, le bâtiment a été acheté par un particulier en 1999 qui avait un projets de résidence principale.

40 - Une Vierge à l’Enfant, coin des rues Charles Guérin et d’Alsace

Cette vierge placée dans une niche, orne la façade d’une grande demeure construite au XVIIIe siècle. Le plissé marqué de la robe, le traitement doux du visage, le mouvement élégant du corps donnent une grâce particulière à la Vierge qui contraste fortement avec la facture maladroite de l’enfant Jésus.

41 - Le Prieuré des Bénédictins de Ménil - Institution Saint-Pierre Fourier, 14 rue des Bénédictins

Initialement, le bâtiment est construit par Monsieur de Craon à partir de 1728 pour se rapprocher du Duc Léopold et de sa capitale. C’est en allant surveiller les travaux avec le propriétaire que ce dernier fait une chute qui entraînera en 1729 son décès… et le rattachement de la Lorraine à la France.
En 1737, trois années après sa fondation, le prieuré des Bénédictins installé tout d’abord sur la colline du Léomont est transféré après son rachat pour la somme de 100 000 livres. Les bâtiments du nouveau monastère sont commencés en décembre 1766 par l’entrepreneur Pierre Lagrange et l’architecte Joseph Nicolas Joly auquel succédera, dès l’année suivante, Alexandre Lambert pour finir les ailes commencées.
En réalité, suite à un litige entre l’entrepreneur et les religieux, le chantier reste inachevé à partir de 1774.
Vendu comme bien national, en 1791, le prieuré voit sa chapelle détruite avant d’abriter dès 1792 un atelier de filature puis de tissage en 1830. Vingt ans plus tard, il est acheté par la congrégation Notre-Dame de Vézelize qui y ouvre un pensionnat de jeunes filles. En 1877, elles construisent l’aile Ouest et une nouvelle chapelle. En 1895, elles créent un étage de combles et habillent en grès les trois travées centrales. Elles cèdent la partie du terrain situé au nord à la Compagnie des Chemins de Fer de l’Est chargée de construire la ligne Paris-Strasbourg.
Après le départ des religieuses en 1904, l’édifice reste vacant jusqu’en 1912, date à laquelle s’installe une école catholique de garçons, l’Institution St-Pierre Fourier. Une infirmerie est construite en 1930, un gymnase en 1970 et un bâtiment pour l’éducation technique en 1983.

Prieuré de Bénédictins du Ménil
Le corps central qui date du XVIIIe siècle, présente une élévation ordonnancée à quatre niveaux de baies. Il est largement remanié au cours du siècle suivant, notamment en 1895, date à laquelle il est couvert d’un toit en pavillon sommé d’une crête.
La travée centrale du niveau supérieur, en grès, est couronnée d’un fronton timbré d’un cartouche et d’une arcature en plein cintre qui abrite la statue en fonte de Saint-Pierre Fourier. Elle fait le pendant à celle de la Vierge qui domine la façade antérieure. Les ailes en retour d’équerre, en faible saillie côté jardin, se développent de part et d’autre de la cour antérieure selon un plan en U.
A gauche, l’aile Ouest, qui abrite la Chapelle au rez-de-chaussée, est construite en 1877 par les religieuses de la congrégation Notre-Dame, alors que l’aile Est, en partie
masquée par la végétation, est achevée dès 1774.   

Le rez-de-chaussée du corps central comporte une galerie de cloître voûtée d’arêtes qui se prolonge dans toute l’aile Est. Elle s’ouvre sur la cour par de grandes baies en arc segmentaire et dessert de nombreuses cellules transformées aujourd’hui en salles de classe. Le sol est pavé depuis le XIXe siècle de carreaux noirs et blancs, leur disposition géométrique apporte une note décorative à une architecture austère.

42 - Hôtel particulier de la fin du 18e, 90 rue de Viller

Cette maison est une propriété privée, non visitable.

Cet hôtel possède un escalier en bois typique du XVIIIe à Lunéville.
Sa façade s’éloigne de celle des hôtels particuliers de la rue de la République ou de la rue Gambetta et se rapproche du XIXe. Sous le porche ont longtemps été entreposées les plaques reproduisant la frise du Parthénon de la Villa Jaeger au 40 rue des Bénédictins.
Son numéro est encore celui de l’ancienne numérotation : 119 mais elle se situe en fait au 90.
Dans cette rue, plusieurs immeubles d’habitation présentent des porches sculptés de la fin du XVIIIe également.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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